30 juin 2025 (20e sortie) : col du Saint Gothard

J1 : 13 h de train

J2 : 13 h de train

J3 : 125 km – 2350 m de D+ – Julierpass (2284 m), Albulapass (2315 m), Berninapass (2328 m), Forcola di Livigno (2315 m)

J4 : 89 km – 2150 m de D+ – passo del Mortirolo (1852 m) et passo de Aprica (1176 m)

J5 : 10 h de train

J6 : 55 km – 1350 m de D+ – Kitzbuheler Horn (1996 m) et Salzbourg

J7 : 113 km – 2500 m de D+ – Grossglockner / Hochtor (2571 m)

J8 : 103 km – 450 m de D+ – Liechtenstein

J9 : 62 km – 1000 m de D+ – col du Saint Gothard (2106 m)

ça va être la journée du début du retour pour se rapprocher de la frontière française.

Je vais faire beaucoup de train à travers la Suisse pour aller jusqu’au canton du Valais à Ulrichen, pied du Nufenenpass (2478 m), le deuxième plus haut col routier de Suisse, que je n’avais pas pu grimper en 2017 lorsque je sui passé dans le secteur et que j’ai bien envie de grimper cette année.

Je me lève tôt en essayant de ne pas réveiller les autres qui dorment encore. Je vais prendre mon petit déjeuner avec Tony dans le réfectoire de l’auberge de jeunesse. De quoi constater que mon anglais ne s’est pas amélioré pendant la nuit^^ Puis je me prépare et vers 8h je pars. J’ai mon train en gare de Sargans côté Suisse à environ 20 km de là où je suis au Liechtenstein.

J’ai tous mes bagages, mes sacoches ainsi que mes 2 sacs à dos. Le ciel est un peu limite. Je pédale le long du Rhin pour rejoindre le sud. Je passe devant un enclos avec des alpagas. Je finis par arriver à la gare.

En quittant l’auberge de jeunesse au Liechtenstein
Le long du Rhin
Alpagas suisses

Après plusieurs changements dont un à Disentis Muster où j’avais passé une nuit en 2017, je descends du train au sommet de l’Oberalppass (que j’avais également grimpé à l’époque) pour faire la descente sur Andermatt (pied du col du Saint Gothard) où j’ai un changement de train. Etant donné que pour récupérer mon hébergement et poser mes bagages à Ulrichen, je dois attendre 15h30, je décide de prendre un train plus tard de façon à avoir le temps pour aller grimper le col du Saint Gothard (2106 m) qui fait 12 km depuis Andermatt et moins de 9 km à 7,1 % depuis Hospental là où ça commence vraiment à monter.

Au sommet de l’Oberalppass, souvenir d’il y a 8 ans

J’ai 2h devant moi. J’ai le vélo chargé, mes 2 sacs sur le dos, il fait chaud, mais je suis motivé !

Ce col fait partie du patrimoine suisse, il présente 3 chefs d’oeuvre du Génie Civil : la via Tremola depuis Airolo, cette ancienne route en pavée qui s’enroule sur des lacets somptueux, la route des voitures encastrée dans la roche, toujours versant Airolo et le tunnel ferroviaire qui traverse le massif pour rejoindre Airolo à Andermatt.

En 2017, j’ai eu l’occasion de grimper le col du Saint Gothard par la via Tremola, j’en garde un souvenir incroyable. En revanche la descente sur Andermatt s’est faite sous des trombes d’eau glaciales, j’ai fini par me réfiguer en bas à la gare d’Andermatt tout grelottant. Quel souvenir ! Ce coup-ci, il fait beau et je vais donc le grimper par le versant que j’avais descendu il y a 8 ans. Il fait même très chaud. Et par ce versant là aussi je vais en prendre plein les yeux. Il y a un peu de circulation mais la route est large. Les sacs pèsent un peu tout comme le vélo, mais je trouve un rythme régulier. Je profite de chaque coup de pédale. Je sens que j’ai de la force dans les jambes malgré le poids et je me fais vraiment plaisir. Certaines lignes droites sont longues mais le paysage majestueux dans lequel j’évolue c’est fabuleux ! La chaleur est un peu écrasante. A mon grand plaisir, les 3 derniers kilomètres sont séparés de la route principale et sur des pavés pour me rappeler aux bons souvenirs de la via Tremola. Là je vais un peu moins vite et certaines parties sont bien raides. J’aperçois les éoliennes du sommet. Sur le final, le poids des bagages se fait sentir. Je termine l’ascension au bord du lac du sommet dans un décor magnifique. Ce coup-ci j’en profite avec le beau temps. Quel plaisir de revenir ici.

Final en pavés du col du Saint Gothard
Ma deuxième ascension de ce col magnifique !
Le lac au sommet

Après quelques minutes passées au sommet, je pars pour redescendre sur Andermatt. Pour être plus confortable dans la descente je ne prends pas la portion pavée mais plutôt la route goudronnée. Je me fais plaisir avec quelques arrêts photos puis je déboule 12 km plus loin à Andermatt où je vais rejoindre la gare.

Descente sur Andermatt

Je prends ma correspondance qui passe sous le col de la Furka. Je descends à Oberwald, un autre village où je suis passé il y a 8 ans, et de là, je continue pendant quelques kilomètres sur la petite route vers Ulrichen où je fais étape ce soir. Malheureusement, de ce côté-ci du massif les nuages sombres arrivent à grande vitesse. J’avais effectivement vu qu’il y avait un risque d’orages en fin de journée, mais je ne pensais pas si tôt, il est à peine 15 h…

Le programme de cette fin d’après midi était de laisser les bagages à l’hébergement à partir de 15h30 puis d’aller grimper le Nufenenpass en aller retour pour profiter de la fin d’après midi. L’ascension représente 13,5 km à 8,5 % de moyenne.

Sur la route entre Oberwald et Ulrichen, les nuages noirs arrivent…

Il est 15h, je dois attendre 30 minutes. Le temps de voir le ciel devenir noir et d’entendre l’orage gronder au loin. Puis les premières gouttes de pluie. Je prends ma chambre mais c’est déjà trop tard, la pluie s’intensifie. J’espère que l’orage ne fera que passer. Tant que ce n’est pas encore le déluge, je vais à la supérette du village me trouver de quoi manger pour ce soir. Je reviens in extremis sous la pluie au moment où le déluge s’abat. Des trombes d’eau accompagnées de magnifiques éclairs s’abattent sur Ulrichen. Mince alors. Les minutes passent, puis les heures…

A 19 h il pleut toujours. Tant pis, je vais laisser tomber et me mettre à l’aise pour la soirée, je ne ressortirai pas le vélo. Ce n’est pas pour cette année non plus que j’y grimperai. Les aléas de la météo. Je regarde à la télé un match de Wimbledon en italien, puis je prépare mes affaires pour cette dernière soirée en Suisse.

Déluge toute la soirée, journée de vélo terminée…

En effet, le lendemain sera le retour en France. Je vais faire beaucoup de train pour revenir à Grenoble en fin de journée où je vais passer 3 nuits chez ma marraine. Ce sera une journée de repos avant encore quelques coups de pédales dans les Alpes françaises.

Je termine cette journée tronquée avec 62 km et 1000 m de D+.

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