J1 : 13 h de train
J2 : 13 h de train
J3 : 125 km – 2350 m de D+ – Julierpass (2284 m), Albulapass (2315 m), Berninapass (2328 m), Forcola di Livigno (2315 m)
J4 : 89 km – 2150 m de D+ – passo del Mortirolo (1852 m) et passo de Aprica (1176 m)
J5 : 10 h de train
J6 : 55 km – 1350 m de D+ – Kitzbuheler Horn (1996 m) et Salzbourg
J7 : 113 km – 2500 m de D+ – Grossglockner / Hochtor (2571 m)
J8 : 103 km – 450 m de D+ – Liechtenstein
J9 : 62 km – 1000 m de D+ – col du Saint Gothard (2106 m)
J10 : 10 h de train – 15 km – 150 m de D+ – Vevey / bords du lac Léman
J11 : 107 km – 1650 m de D+ – station de Chamrousse (1715 m)
J12 : 108 km – 1950 m de D+ – col du Coq (1434 m) et col de Porte (1326 m)
Allez, le soleil brille toujours de milles feux sur l’Isère pour ma dernière sortie en montagne de mes vacances. En effet, la fin de mon périple m’amènera à Orange pour l’enterrement de vie de garçon d’un de mes meilleurs amis.
Pour cette journée caniculaire, j’essaye de partir tôt.
Je vais aller voir ma grand mère paternelle qui habite à quelques kilomètres de Grenoble à Saint Ismier. C’est bien pratique car je serai ainsi directement au pied du col du Coq (1434 m) pour rentrer dans la Chartreuse et revenir ensuite sur Sassenage par le col de Porte (1326 m).
Un bon petit programme.
Je pars de Sassenage vers 8h30, un poil plus tard que prévu. Il fait déjà très chaud…
Je prends la piste cyclable qui mène vers Grenoble, mais manque de chance, elle s’arrête un peu au milieu du carrefour au pied de la Bastille… Je continue un peu sur les quais où ça circule beaucoup avant de prendre une petite rue et de retrouver une piste cyclable par moment moyennement cyclable avec un vélo de route^^ Les kilomètres défilent. Je m’arrête de temps en temps pour vérifier à quel niveau je dois commencer à chercher à sortir de cette piste.

Je finis par trouver et à rejoindre la route de Saint Ismier. Une route en faux plat montant en plein soleil et une circulation faible mais avec des voitures qui roulent vite^^.
Je finis par trouver l’appartement de ma grand mère. Pas fâché d’y être, ça fait 25 km mais avec beaucoup d’arrêts pour trouver le chemin et une forte chaleur dès le matin.
Il est 9h45, je passe la matinée avec elle. Nous discutons, rigolons, je mange un peu. Ça fait plaisir. La vie a fait que ça ne m’est pas arrivé si souvent de partager des moments avec elle et avec mes grands-parents en général. Vers 12h30 je pars, je dis au revoir à ma grand mère. Avec le recul, c’est particulier car je ne savais pas encore que c’était la dernière fois que je la voyais et que je la serrais dans mes bras… Elle nous a quitté début janvier.
C’est rare que sur le blog je mette des photos autres que les montagnes, mais je mets cette photo prise ce jour là avec elle pour lui rendre hommage. C’était mon dernier grand-parent encore là.

Je repars en plein cagnard. Heureusement la montée du col du Coq commence 1 kilomètre plus loin. 13 km à 8,9 % de moyenne, rien que ça^^ C’est la première fois que je vais le grimper. Les premiers kilomètres se font bien et je prends de l’altitude assez rapidement. La vue sur la vallée qui mène à Chambéry en bas est impressionnante. Je transpire à grosses gouttes mais comme je viens de manger un petit peu, je suis encore fringuant. Mais petit à petit la chaleur écrasante se fait sentir. Je traverse un tunnel avant de basculer dans la deuxième moitié de l’ascension qui offre un peu de répit à 7,5 % avant de repartir de plus belle. Pfiou, chaque kilomètre passe de plus en plus lentement. Et pour tout dire, les 2 derniers kilomètres de l’ascension m’ont paru long. Heureusement, sur la fin il y a de la forêt et le soleil est moins écrasant.





Je bascule au sommet et je m’élance dans la descente de l’autre côté…sur une route épouvantable avec des trous et des ornières partout… Je suis à moins de 20 km/h. Mon dieu ! Et c’est comme ça pendant une bonne dizaine de kilomètres. On ne peut pas dire que cette descente fut plaisante. J’étais bien content de rejoindre la route du col de Porte de l’autre côté ! Là, il me reste 6 km à grimper jusqu’au sommet du col à environ 7 % de moyenne dont 4 km à 8 %. J’ai les jambes un peu scié après cette descente chaotique sans pédaler. J’y vais tout tranquillement. Heureusement qu’il y a un peu de forêt pour atténuer le soleil. Mais c’est soulagé que j’ai fini par arriver au sommet du col de Porte. C’est la 3ème fois que je le grimpe. Au sommet, je vais dans l’auberge pour demander à faire remplir mes bidons d’eau fraiche. Ça fait du bien ! Et c’est bon, je n’ai plus qu’à me laisser descendre jusque sur les bords de l’Isère et rentrer par la piste cyclable. Je fais un petit crochet plus loin pour me rajouter quelques kilomètres, un petit coup de fil avec Mélissa qui avait besoin de me parler et je suis rentré.

Voilà une belle journée entre la visite à ma grand-mère, la découverte du col du Coq et le retour par le col de Porte. 108 km t 1950 m de D+.
C’est ainsi que mon périple se termine. France, Suisse, Italie, Autriche, Allemagne, Liechtenstein, un bien beau périple.



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