28 mars 2019 (10e sortie) : col d’Aspin par les 2 côtés sous le soleil

Pour ce jeudi après midi, je dois me rendre à Bagnères pour déposer mon vélo en révision au Sport 2000 de Pouzac entre les mains de l’ami Tony. Révision annuelle à chaque printemps avant l’été. D’ailleurs il était temps car sur le vélo je sens bien que toute la transmission galère vraiment…

Mais avant de le laisser, je compte pédaler sous le soleil.

Ce sera direction le col d’Aspin.

Il est à peu près 14h30, je compte le grimper 2 fois. Je ne sais pas trop si la Hourquette d’Ancizan est praticable du coup je me la réserve en 3eme ascension si j’ai les jambes ou si j’ai le temps pour aller voir si ça passe.

Il fait grand beau mais légèrement frais avec un petit vent franchement froid par moment. J’opte pour garder la veste thermique. Dès le départ en remontant la vallée je sens que les sensations ne sont pas extraordinaires mais à l’expérience je sais aussi que ça va le faire pour les 2 ascensions et ça va être même mieux que ce que je pensais.

Sainte Marie de Campan, j’attaque la première ascension, pas fâché d’être un poil plus abrité du vent de la vallée.

Les 7 premiers kilomètres sont roulants jusqu’à Payolle, ça donne toujours l’impression d’être à l’arrache, même quand je ne suis pas à bloc. Après Payolle, c’est les 5 derniers kilomètres à près de 8 %. Je monte tranquillement en profitant du paysage, le plaisir d’être là tout simplement. Et puis finalement le rythme est bon et ça fait plaisir en se disant que quand j’aurais des bonnes jambes plus tard dans l’année, je vais vraiment m’amuser.

Au sommet, j’ai dû m’arrêter 2 minutes grand maximum, juste le temps de prendre quelques photos des sommets et du Pic du Midi avant d’attaquer la descente sur Arreau.

Au sommet, vue sur le côté Arreau que je vais descendre et remonter
Vue sur le Pic du Midi

Une pointe à 75 km/h, un régal. Sur la fin de la descente je passe à côté d’une zone où il y a des écobuages, le panache de fumée est large et c’est irrespirable… Par ailleurs c’est brûlé jusqu’au bord de la chaussée et la température ambiante est plus élevée dans la zone… ça me rappelle le col du Soulor le 15 mars quand il y avait carrément les flammes au bord de la route…

Dans la descente sur Arreau, je profite du paysage, petit regard en arrière
On arrive à la fin de la descente

A Arreau, demi tour direct sans s’arrêter et c’est reparti pour la deuxième montée.

Finalement les jambes sont comme dans la première ascension, voire mieux, ça tourne bien. Ça faisait longtemps que je n’avais pas grimpé ce versant, depuis juillet dernier quand j’avais fait la grosse étape des 4 cols.

Je me suis arrêté pour prendre quelques photos, notamment des écobuages dans le début de l’ascension. Pendant les premiers kilomètres, l’air était irrespirable avec la fumée… Heureusement rapidement ça se dégage.

Les écobuages sur le début de l’ascension
ça sent le brûlé partout
ça a brûlé jusqu’au bord de la route…

L’ascension c’est juste un régal, le kiff, c’est pour ça que j’aime le vélo, grimper dans ces paysages, sous ce soleil, ne pas avoir des supers sensations mais les jambes qui tournent bien quand même sur 39×25, sans faiblir du début à la fin de la sortie, en relançant quand je veux, en appréciant chaque coup de pédale. Cette 2eme ascension est presque passée trop vite, j’étais presque déçu d’arriver là haut, j’aurais bien aimé quelques kilomètres de plus.

Au sommet pour la 2eme fois du jour, vue sur le Pic du Midi toujours aussi belle !
Vue sur le versant Arreau que je viens de remonter.

Au sommet, un automobiliste vient me voir pour discuter un peu. Il s’appelle Patrick, il habite en Bretagne mais est souvent venu sur Bagnères de part sa famille.

Nous discutons avec plaisir de la région et du coin. A un moment, un couple de cycliste arrive en face. Nous discutons également et Eric, le cycliste en question est en fait un lecteur du blog. Ils sont de Seine et Marne si je me souviens bien.

Souvenir avec Eric

Au final on a passé un bon moment en haut et Patrick m’a même servi un verre de vin, du Madiran bien sûr !! De la cave de Crouseilles.

Je ne vais pas non plus tarder car je dois descendre apporter mon vélo à l’ami Tony pour qu’il me le passe en révision annuelle.

De toute façon, une fois avoir bu de l’alcool, l’acide lactique monte direct dans les cuisses et on ne peut plus faire grand chose^^

Dans la descente sur Bagnères
Payolle sous le regard du Pic Midi

Du coup ça fait une petite sortie de 64 km et 1700 m de D+.

Et en attendant que mon vélo soit révisé, les prochaines sorties se feront avec le Grandsaigne !

Et pour les chiffres, ce sont mes 123 eme et 124 eme ascensions du col d’Aspin et avec les 76 fois au Tourmalet, ça fait tout juste 200 ascensions au total sur ces 2 cols. Et j’aime toujours autant !

(2 commentaires)

1 ping

  1. Hello Idris !
    Et ben si tu commences à picoler au Col d’Aspin, où va-t-on ?!!!!
    Manquerait plus que tu montes un bar là-haut ! On l’appellerait bien « L’Idrisaspin » pendant qu’on y est !

    1. Ahahahaha 😀 Salut Joris, y a jamais un Aspin pareil avec tout ça 😀

  1. […] 28 mars 2019 (10e sortie) : col d’Aspin par les 2 côtés sous le soleil […]

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.