27 août 2018 (33e sortie) : col d’Osquich, col de Gamia et col d’Ipharlatze

Pour ce 27 août, la journée sera un peu particulière.

En effet, j’ai rendez-vous à Puyoô entre Béarn et Pays Basque à 7h30 le matin et à nouveau à 15h30.

Ce qui me fera donc attendre dans le coin entre les deux. Du coup bien sûr, j’envisage de faire une petite sortie à vélo. Enfin, c’est ce que je pensais…

J’ai regardé la carte routière et je me suis dit qu’une boucle vers le sud sur Salies deBéarn, Mauléon Licharre, col d’Osquich (500 m), Larceveau, Saint Palais, Salies, Puyoô serait pas mal avec éventuellement un aller-retour au col de Gamia (512 m) après le col d’Osquich.

C’était tard la veille au soir et j’ai fait vite pour préparer le parcours, à vue d’oeil je me suis dit que j’en aurais pour environ 80 à 90 km et que ça me permettrait d’être revenu à Puyoô pour manger entre midi et deux.

Il s’agit de routes que je n’ai pas encore eu l’occasion de parcourir. J’étais passé pas loin il y a quelques années en allant au Port de Larrau, et au col de Bagargui.

Sur ce parcours il y a le col d’Osquich, bien connu puisqu’il s’agit du dernier col sur le parcours mythique Luchon-Bayonne après Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Soulor et Aubisque.

Après avoir fait cet enchainement le 30 juillet dernier, ce sera une manière de compléter le parcours intial. Le col d’Osquich ne fait que 5 km à moins de 6 % de moyenne. Le col de Gamia un peu plus loin après culmine à 512 m d’altitude mais il offre des pourcentages sévères avec les 3 derniers kilomètres à près de 13 % de moyenne. Enfin, le dernier col du parcours sera sur la petite route pour rejoindre Saint Palais, le col d’Ipharlatze que je ne connaissais pas et qui m’a été conseillé par Thérèse une amie cycliste béarnaise d’Orthez.

Je prends donc tôt le matin le train entre Tarbes et Puyoô pendant 1h30.

Début de ce qui sera une longue journée.

La journée s’annonce radieuse, le lever du soleil sur les Pyrénées est somptueux !

Je descends à Puyoô, je vais à mon rdv tout juste pour 7h30.

Vers 8 h je peux partir.

Ce sera une belle journée. Je n’ai pas prévu un énorme ravitaillement car je compte revenir à Puyoô pour manger et au pire sur le chemin je table sur les boulangeries que je verrai. J’ai donc juste 2 pâtes de fruits avec moi…

ça commende direct sur une petite côte à 10 % avant une descente courte. Jusqu’à Salies de Béarn à un peu moins de 10 km, ce n’est pas super agréable car ce sont des grandes routes. J’apprendrai plus tard qu’il y a une voie cyclable mais je ne l’ai pas du tout vu. Je me suis arrêté une ou deux fois pour être sûr de ma route à la sortie.

C’est que c’est constamment de la montée et de la descente et si on ne veut pas se rajouter une montée supplémentaire par erreur, il vaut mieux être sûr de sa route.

 

La suite c’est direction Navarrenx sur une petite route tranquille avec très peu de circulation. Les points de vue sur les Pyrénées sont sympas. Que ça fait du bien de pédaler comme ça dès le matin !

A un moment j’arrive à une intersection. Je m’arrête pour vérifier ma carte. Alors que j’étais plongé dans ma carte, tout d’un coup un meuglement de vache retentit juste derrière moi. Je sursaute et me retourne d’un bond ! La vache était en train de renifler ma roue arrière et tout le troupeau était en train de rappliquer sans bruit ! Leur enclos sur le bord n’était pas fermé !

Zou je repars en vitesse. Il y a pas mal de jeunes veaux en cette saison en plus, il vaut mieux éviter les problèmes xD

Je continue ma route qui n’arrête pas de monter et descendre sans arrêt, sans répit. Je me rapproche de Mauléon mais je commence à réaliser que le parcours sera un poil plus long que prévu… Je commence à sentir mon ventre qui gargouille, mais je préfère manger ma première pâte de fruit au pied des cols.

Sur un nouveau faux plat j’entre dans Mauléon ! Déjà 60 km au compteur et je ne suis même pas à la moitié de mon parcours… Moi qui avais estimé 80 km, c’est mal parti^^

Petit texto à une copine qui est originaire d’ici, je mange ma pâte de fruit et je pars direction le col d’Osquich dont le pied n’est plus qu’à 3 ou 4 kilomètres. En passant je passe un paneau touritique qui annonce « Route du Fromage AOC Ossau Iraty ». Je la sens pas cette route moi, je voudrais bien en rester sans fromage xD

De toute beauté !!

Je la sens pas du tout cette route moi !! xD

 

Mais c’est que sérieusement j’ai les jambes qui commencent à se faire sentir et j’attaque seulement le col d’Osquich !

Les premiers kilomètres sont entre 7 et 8 % avant que la pente ne devienne plus douce sur le final. La route s’élève sur une quasi ligne droite. Mon rythme n’est pas trop mal et j’accélère petit à petit dans les pentes les plus raides. Le final est somptueux, c’est moins raide sur une route en balcon où le regard porte loin !!

Superbe !!

J’arrive au sommet du col d’Osquich à 500 m d’altitude !! Les coureurs du Tour de France sont passés ici en 1910 pour la première fois !!

Je fais un arrêt photo au sommet. Un camping car est garé juste devant le panneau, dommage.

J’ai quand même bien faim… J’opte pour manger ma deuxième pâte de fruit en me disant que de l’autre côté vers Larceveau.

C’est parti pour le col d’Osquich !

Un lieu mythique lui aussi malgré sa faible altitude

Vue depuis le sommet !

 

J’attaque la descente. Une superbe descente, rapide sur cette même route en balcon. Très peu de virages, du coup on peut prendre de la vitesse.

 

Une descente qui me parait interminable et je me dis que je suis en train de me retrouver bien bas^^ Le pied du col de Gamia se trouve à Bunus sur la gauche. Pratiquement 7 km avec le début très roulant avant les 4 derniers kilomètres qui grimpent plus et notamment les 2,8 derniers à près de 13 %.

Allez, je vais quand même aller faire le détour, mais la sortie commence à être longue !! Je surveille l’heure car il faut que je rentre sur Puyoô pour 15h30…

Je ne suis pas sûr de la route car c’est très étroit, sans personne ni panneau. La route est quasiment plate et après 2 kilomètres je me retrouve presque convaincu d’avoir loupé la bonne route. Et alors que je commençais à me dire que j’allais faire demi tour, voilà que j’arrive à l’amorce du mur à 13 % avec un panneau qui indique le col de Gamia !!

Le panneau !! Je suis sur la bonne route finalement !

 

Et là, la pente se dresse d’un coup, vite tout à gauche. Sans répit, la route monte, monte. Mais j’arrive à trouver un rythme qui ne me met pas à l’arrache. J’arrive à un virage, mon compteur indique 18 %. Allez debout sur les pédales !

Il me semble qu’il y va y avoir un replat après la prochaine courbe. Même pas, la pente baisse juste à 12 %. Les jambes font mal là quand même. Qu’est ce que j’ai faim ! Vivement la boulangerie après. Petit coup d’oeil sur le compteur, le sommet devrait se rapprocher bientôt, petit à petit…

ça y est le sommet apparait ! Les derniers mètres sont plus faciles mais à 9 % quand même.

Qu’est ce que j’ai faim ! Allez, pour l’honneur je termine les 300 derniers mètres à 15 % jusqu’au restaurant qui est à l’écart de la route.

La vue est sympa, elle se mérite !!

Au sommet du col de Gamia !!

 

Allez on ne perd pas de temps, l’heure tourne et j’en suis à près de 85 km et à peine la moitié de faite ! Je redescends sur Bunus sur ces pentes impressionnantes puis je reprends la route de Larceveau.

 

En entrant dans le village, je guette une boulangerie…mais…tout est fermé…pas un chat dans les rues et la boulangerie fermée… Ben mon vieux… Pas vu de fontaine non plus.

On est lundi entre midi et deux au fin fond du Pays Basque, il y a moyend e se taper une bonne fringale xD

Allez on continue. Voyons, voyons, j’ai encore près de 60 km à faire en 2h30 avec encore un col et les enchainements de montées et descentes, va pas falloir trainer et il me reste environ 50 cl d’eau.

J’oubliais un petit détail, il fait une chaleur écrasante !

Je suis sur la grande route juste après Larceveau mais 2 km après je tourne à droite. Une eptite route sans personne. Elle va me permettre d’éviter les grands axes. La route se cabre, c’est le col d’Ipharlatze qui se dresse. Je ne sais pas du tout quelle distance il fait, mais tout ce que je sais c’est que quelque soit le profil de la route qu’il me reste à faire, il faut que j’avance le plus vite que je peux. Mais bon me voilà dans un kilomètre à 11 %, il parait long. La pente repasse dans des pourcentages autour de 7 % et me mène au sommet après quelques kilomètres. Ouf. Allez, on descend de l’autre côté. Je continue la petite route qui va me mener à Saint Palais. Les kilomètres défilent en montée et en descente, aucun répit…

J’arrive à Saint Palais, il ne me reste plus qu’une vingtaine de kilomètres. Allez, on se motive !

Trouver la petite route qui part vers le nord pour éviter la grande route. Je me perds dans une impasse avant de faire un tour complet du centre ville en sens unique pour trouver la route à 20 m après le sens interdit initial.

Après quelques kilomètres en montées et descentes, j’arrive devant un panneau route barrée à 2 km et une déviation qui ramène sur la grande route vers la droite. Je ne vais pas risquer de ne pas pouvoir passer du tout, je prends la déviation et rejoins la grande route qui va vers Salies de Béarn.

Une ligne droite interminable. Je compte les kilomètres avant Salies. Je vois les montées de loin. Elles ne sont jamais bien longues mais à 10 % à chaque fois. Juste avant Salies de Béarn, je suis scotché sur la route dans les côtes. Ça n’en finit pas !!

Je passe Salies avec soulagement. Plus que 8 km…encore… Je regarde l’heure, je suis en mode contre la montre, il me reste moins d’une demie heure avant le rdv. Et ça monte encore. Je mangerais bien un éléphant entier !! Je crève de soif.

Ça m’apprendra à « estimer à vue d’oeil » mes parcours !

La toute dernière côte à 10 % pour basculer sur Puyoô. Ouf ! Allez direction le lieu de rdv !

15h23 ! Je me change en vitesse. Oui j’avais oublié de préciser mais depuis le matin je transporte dans mon sac de quoi me changeret une serviette. Je passe la chemise. Je vais boire au robinet, que ça fait du bien !! Et zou au rdv pile à 15h30 !! Mais qu’est ce que j’ai faim !

Une sacrée journée.

Après, je reprends le train en prenant soin de m’acheter de quoi manger à l’épicerie juste avant. 1H30 de train pour rentrer et les derniers kilomètres en vélo à Tarbes.

Une journée de dingue avec 154 km parcourus et 2400 m de D+ sans dépasser les 512 m d’altitude !! C’est dire le parcours casse patte que ça a été. 2 pâtes de fruits seulement mangés aux kilomètres 60 et 65.

Moi qui pensais faire juste 80 à 90 km c’était pas la même histoire, mais heureusement que j’ai réussi à rattraper ma bêtise en finissant le parcours et en arrivant à l’heure.

J’ai terminé complètement carbonisé !! Des superbes paysages et des routes que je ne connaissais pas !

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  1. […] Après les 154 km dans le Pays Basque de la semaine d’avant, je n’avais pas non plus une envie particulière de refaire une grosse sortie. […]

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