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Sep 14

Les chiffres du périple – juillet 2017 – photos

Récapitulatif :

Après le voyage, c’est l’heure des chiffres !!

  • 1160 km de vélo
  • 24 050 m de D+
  • 11 sorties en montagne regroupées sur 13 jours (15 jours de périple au total)
  • 8 sorties avec plus de 2000 m de D+ (maxi 4100 m de D+)
  • 1 rando pédestre
  • 60h30 de train avec 27 trains différents (retard cumulé France, Suisse et Italie : 45 minutes seulement !)
  • J’ai pédalé en France (65, 31, 13, 84, 38, 63, 01, 69, 43, 15), en Suisse (Cantons du Valais, d’Uri, du Tessin, des Grisons) et en Italie (Trentin Haut Adige et Lombardie)

C’est la première fois que je partais pour un périple de la sorte. C’était préparé un peu à la dernière minute, je me suis couché à 4 h du matin le matin du samedi 15 pour finir de tout préparer, avant de partir pour la matinée de travail et de partir le soir même.

A l’origine de cette envie de partir c’était la découverte du lac de Côme et de la Madonna del Ghisallo, c’est cette chapelle que je voulais aller voir. Et c’est à partir de là que j’ai regardé comment je pouvais intensifier le voyage, avec le Barrage d’Emosson notamment et c’est dans un deuxième temps que j’ai carrément élargi avec le Stelvio, le Mont Ventoux, l’Auvergne et le Jura.

C’était mes premières vacances depuis 2 ans et demi et j’en ai bien profité. J’ai apprécié le côté intensif et concentré du voyage. J’étais complètement dans l’instant présent et quand je montais une ascension, je ne me préoccupais pas de la suivante, ni de la journée du lendemain ou de celle de la veille, j’étais vraiment dans l’ascension du moment et j’avisais ensuite. Et mine de rien ça fait un bien fou et ça change complètement de la logique de l’entreprise où il faut en permanence prévoir, planifier et tout ça.

J’ai été également très surpris de la facilité d’enchainement des journées entre les étapes avec le vélo chargé, les soirées mais aussi les voyages en train avant et après, et au final je ne ressentais pas du tout de fatigue malgré le peu de sommeil par moment. Et je crois que j’ai atteint le top lors de la dernière étape du périple sur les 217 km et 4100 m de D+ de l’Auvergne. Jusque là je pensais que pour un tel parcours, j’avais besoin de le programmer un peu à l’avance dans ma tête mais au final ça a été « plutôt facile ». Et je m’en rendrai encore plus compte avec les sorties en montagne du mois d’août toutes plus farfelues les unes que les autres, mais avec des super jambes à chaque fois.

Je suis revenu avec plein de souvenirs, la Suisse c’était une découverte pour moi, quant à l’Italie j’étais déjà allé au col du Finestre ou au colle San Carlo, mais c’était resté sur une journée seulement.

J’ai eu droit à une météo bien variée, des rencontres sympas et des paysages sublimes, la soirée dans les Bouches du Rhône avec Fabien, le Mont Ventoux (1912 m) dans la fournaise, le Barrage d’Emosson (1970 m) et la vue sur le Mont Blanc au coucher du soleil, le vertige dans la descente du col de la Forclaz, les lacets sublimes du Grimselpass (2165 m) et du Furkapass (2436 m), les canadiennes au sommet du Furkapass, l’ascension en pavés du col du Saint Gothard (2106 m) et la pluie glaciale dans la descente, la jolie montée de l’Oberalppass (2044 m), la belle rencontre chez mon hôte suisse ce soir là, le train jusqu’à 20 km de l’Autriche, le Colorado vers le pass dal Fuorn (2149 m), l’ascension du mythique Stelvio (2758 m), la vue sur ses lacets, la grêle dans la descente avec les cicatrices sur le visage, l’ascension du passo di Gavia (2621 m) avec des bonnes jambes et un paysage superbe, la chaleur de Milan, les 130 km du côté du lac de Côme avec le mur de Sormano (1124 m) et ses pourcentages de fou, la Madonna del Ghisallo (754 m) et sa chapelle, le retour en France en train, les deux sorties commune de Velomontagne et Veloblan avec Michel, l’ascension du Puy de Dôme (1488 m) en plein brouillard, la rando pédestre le soir, la rencontre avec les suisses dans le train, le paysage sublime du Grand Colombier, la descente à tombeaux ouverts, la guêpe, le train raté, l’Etape du Tour sur 217 km avec le Tonton sans oublier les soirées chez les amis. Juste un régal !!

Un beau condensé et surtout le fait d’avoir profité de chaque instant a fait que lorsque je suis revenu, je n’ai pas eu de nostalgie ou de difficulté à me remettre en mode travail dès le lendemain, c’est ce que j’avais prévu et du coup aucun soucis.

Si un petit regret il devait y avoir, c’est d’avoir été trop raisonnable dans l’étape du Gavia, les nuages paraissaient menaçant sur le moment, les infos sur les prévisions n’étaient pas optimistes mais finalement sur le terrain il a fait beau et du coup le passo del Mortirolo que j’ai zappé, j’aurais pu le faire. Mais c’est ainsi.

(2 commentaires)

1 ping

  1. Lebocey

    Merci pour nous avoir décrit ce périple. C’était très agréable à suivre : une grande bouffée d’oxygène, des superbes photos, des coins que je ne connais pas. Une très belle aventure. JNL

    1. Idris

      Merci pour ton message Jean Noël, ça fait plaisir 🙂

  1. 7 août 2017 (34e sortie) : Marciac (festival) et col d’Aspin – velomontagne

    […] sentais que j’étais en forme comme sur la fin de mon périple et comme 3 jours auparavant sur l’Aspin, mais là, c’était de l’impro et il me […]

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