10 juillet 2019 (33e sortie) : col du Tourmalet à bloc, meilleur temps perso battu, avant le travail

Pour ce mercredi 10 juillet ce sera du condensé.

Je commence le travail à 13h30, mais avant je dois aller livrer ma glacière hebdomadaire de jus sur Bagnères. Je pédalerai donc là.

Il fait nuageux et frais. J’enfourche le vélo en début de matinée. Là, il n’y a pas d’hésitation quant au programme !! Après le col du Tourmalet du 7 juillet, je sais que je suis en forme, il faut d’une part maintenir ces jambes jusqu’à mes vacances mais je veux aussi tenter de battre mon meilleur temps. Je suis bien concentré et prêt à me faire mal aux jambes, ça risque de se jouer à quelques secondes. Il ne faudra pas que je loupe des relances ou des changements de vitesse, surtout sur la première partie roulante qui me convient moins bien.

Il y a ce petit mélange d’excitation et un peu d’inconnue.

Dès la vallée je pars en me mettant sur un gros rythme afin d’être prêt une fois le pied du col du Tourmalet atteint.

C’est toujours compliqué de savoir comme ça où en sont les jambes mais je pense qu’elles seront bonnes. Surtout être concentré et faire attention au moindre détail pour les changements de vitesse, les relances, éviter la surventilation, résister à l’acide lactique et espérer ne pas avoir de vent sur la deuxième partie de l’ascension.

Dans les derniers kilomètres de montée avant Sainte Marie de Campan, je pense que je suis bien. J’arrive devant la fontaine de Sainte Marie, c’est parti pour 17 km à bloc !

Temps à battre pour moi : 1h13min47s

Les 4,5 premiers kilomètres sont roulants et irréguliers, je suis à bloc, presque comme dans un sprint. Mais c’est comme ça à chaque fois que j’y vais à bloc, c’est là qu’il faut que j’évite de perdre du temps. Malheureusement dès le premier kilomètre, j’ai une vitesse qui passe mal alors que je voulais enlever une dent, je perds quelques secondes en roue libre à réussir à la changer puis relancer à corps perdu. Ce dérailleur qui fait des siennes m’embêtera plusieurs fois sur cette première partie. Je suis déçu mais j’arrive à Gripp dans un bon temps quand même et ça vaut le coup de continuer à bloc. J’espère juste ne pas louper le chrono pour quelques secondes car je l’aurais mauvaise de me faire mal aux jambes pendant plus d’1h10 et de le louper à cause d’un changement de vitesse.

Une fois la pente à 9 % pour les 12,5 derniers kilomètres, j’arrive à tenir un gros rythme. Je reste concentré, je surveille le temps mis pour parcourir chaque kilomètre.

Je relance régulièrement. Je respire fort, les cuisses font mal au fur et à mesure que j’avance. Mais je ne faiblis pas. Une fois la longue ligne droite d’Artigues, j’arrive aux cascades à 9,5 km du sommet, 20 m de replat pour inspirer un grand coup. La suite, dans la forêt sur une longue ligne droite. Là, grosse surprise, un bus vient de me dépasser mais en face arrive un camion… Tout le monde s’immobilise quelques secondes et je me retrouve dans un bouchon au Tourmalet, j’ai ralenti sur les quelques mètres qui me séparaient du bus, mais voilà quelques belles secondes envolées. C’est la première fois que ça m’arrive et faut que ça tombe aujourd’hui^^

Puis j’arrive au lacet du Garet à 7,5 km, très raide mais qui amène sur la deuxième partie. Pas la plus agréable pour la tête, longue ligne droite, puis le premier paravalanche assez long avant une nouvelle ligne droite à plus de 10 % qui amène sur les autres paravalanches. Je suis dans les temps aux alentours de 1h15 mais je reprends toujours du temps sur mon meilleur temps au fur et à mesure.

Puis c’est l’entrée dans La Mongie, très raide, surtout ne pas faiblir là car on peut vite perdre de la vitesse. L’acide lactique dans les cuisses se fait sentir et pendant quelques mètres ma vitesse chute à 11,5 km/h. Mais je retrouve du rythme dans la traversée de la station.

Il ne fait vraiment pas chaud et la route est humide des restes des brouillards et des pluies de la nuit dernière.

Une fois le panneau des 4 km passé, on attaque la dernière partie avec vue sur le sommet. Presque 2 kilomètres de ligne droite en légère courbe mais qui est à 8% et qui permet de récupérer légèrement avant d’attaquer un lacet très raide à 2 km. J’adore la vue de ce virage. A l’arrache et debout sur les pédales sur des pentes à plus de 10 % mais l’air du sommet aide francheement !

Et si je continue à environ 12,4 km/h sur les 2 derniers kilomètres, je devrais arriver en haut aux alentours de 1h12.

Mais il y a des brebis partout, je monte en mode zigzag. Le ciel se dégage, c’est agréable.

J’amorce le dernier kilomètre, je donne tout. Ça va le faire. Le dernier virage à 15 % à 500 m et la dernière rampe entre 13 et 15 %. Il y a en plus pas mal de monde au sommet avec le Tour de France qui approche dans quelques jours, du coup les cyclistes ont droit à des encouragements. C’est au sprint que je franchis la ligne du sommet.

Le temps de reprendre mon souffle et de profiter du paysage.

Verdict avec Strava : 1h11min45s ! Record battu de plus de 2 minutes, je ne m’attendais pas à autant. La barrière des 1h10 qui me semblait haute, n’est plus si loin. Et en plus là au sommet, j’ai la sensation que j’en avais encore un peu dans la partie du milieu pour aller un poil plus vite et j’ai aussi laissé filer du temps avec le ralentissement avec le bus et les problèmes de dérailleur dans la première partie.

C’est bon signe, il faudra que je refasse une tentative.

Au sommet, le ciel se dégage vers Barèges
Beaucoup de monde au sommet
Photo souvenir
La Mongie

Mais pour l’heure, je dois attaquer la descente et aller au travail.

Je fais quelques arrêts photos et lâche les freins. Mais il fait bien froid et je claque des dents pendant une bonne partie de la descente… Oui, oui, on est en juillet…

Bèèèèèh

Une sortie courte mais intense. Battre mon meilleur temps était un de mes objectifs de l’année, c’est chose faite.

L’après midi au travail, je sentais à peine mes jambes.

70 km et 1800 m de D+.

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