19 juillet 2020 (19e sortie) : col du Tourmalet sous le soleil

Pour ce dimanche 19 juillet, il fait grand beau sur les Pyrénées. Bien sûr j’ai prévu de pédaler, d’autant que j’ai la journée de dispo, et puis là, pas de fiesta la veille, pas de gueule de bois, ça devrait être bien.

Je sais que je suis en forme, et aller grimper le col du Tourmalet à bloc me tente bien. Mais j’ai Cédric, super pote qui continue sa préparation en vue de son premier col d’Aspin et à qui j’ai proposé de venir pédaler.

Grand soleil sur les Pyrénées !!

On décide de pédaler ensemble sur une partie du parcours. Il est possible que je doive sacrifier le Tourmalet à bloc si jamais on fait le col des Palomières ou autre avant. On avisera.

Je pars de bon matin sur les coups de 7h45 pour le rejoindre chez lui à Barbazan. On est prêt à partir. Comme la semaine précédente on part en direction de Bagnères. On est tranquille sur la petite route, on discute, on passe un bon moment, pas un seul nuage à l’horizon, le top quoi !! Il y a un petit vent de face dans la vallée. Je ne sais pas trop comment ça va être pour moi si je fais le col du Tourmalet à bloc avec le changement de rythme car on roule tranquille dans la vallée et me mettre à fond une fois au pied du col du Tourmalet, je risque d’avoir quelques kilomètres où je vais bien sentir l’acide lactique. Il faudra aussi que je fasse attention au ravitaillement car le petit déjeuner ne me tiendra pas une éternité et le temps passé dans la vallée n’est pas négligeable mais qu’importe, on est bien.

A Bagnères, on est au pied du col des Palomières, on s’arrête. On hésite, je propose à Cédric de privilégier de venir avec moi jusqu’à Sainte Marie de Campan pour repérer la vallée jusqu’au pied de l’Aspin, et par la même occasion, moi ça m’arrangera pour ensuite continuer vers le col du Tourmalet directement. C’est le choix qu’on fait.

Le Montaigu, majestueux !

Cédric a oublié son bidon d’eau, du coup c’est moi qui fait le porteur d’eau xD

Sur le chemin, je lui indique les fontaines où on peut boire.

A partir de Gerde, on se retrouve sur les gravillons, un peu mieux que la semaine dernière mais ça dérape quand même un peu par moments.

Dans les côtes j’essaye de rouler à un tempo de façon à ce qu’on puisse rouler tous les deux ensemble,c’est toujours mieux 🙂

A Campan on rejoint la grande route, au début on était tranquille, assez peu de circulation mais rapidement on s’est retrouvé avec beaucoup de circulation… On continue tranquillement, le but étant que Cédric arrive plutôt bien à Sainte Marie de Campan en prévision de la prochaine sortie.

Ça monte progressivement et Cédric pédale sur un rythme régulier qui lui permet d’arriver sans encombre à Sainte Marie de Campan.

Nous discutons quelques minutes devant la fontaine (la prochaine fois il n’oubliera pas son bidon xD) et fixons la date du col d’Aspin pour la semaine suivante.

ça circule beaucoup à Sainte Marie de Campan

On se salue et moi je pars pour le col du Tourmalet après avoir mangé 2 pâtes de fruit. Je l’attaque à bloc.

Mais effectivement, c’est un peu ce que je craignais, l’acide lactique me monte dans les cuisses très vite, je ne sais pas si c’est le changement de rythme, le fait d’avoir passé de longues minutes à l’arrêt à Sainte Marie et de m’être refroidit ou autre chose, mais ça pique. Je continue à bloc comme je peux au moins sur les 4,5 premiers kilomètres roulants jusqu’à Gripp. Je vois que je suis déjà en retard sur mes records perso.

A Gripp c’est parti pour 12,5 km à 9 % de moyenne, je suis sur un bon rythme sur le début, mais je sens quand même que je ne vais pas pouvoir le tenir jusqu’en haut… Je lève le pied pour grimper entre 12 et 13 km/h dans un premier temps. Je suis quand même content d’être de nouveau dans le col du Tourmalet, voilà 2 semaines que je n’y suis plus allé^^

J’aime beaucoup cette ascension. Je rattrape pas mal de monde tout au long de l’ascension. Je suis sur un rythme d’1h15 jusqu’à 6 km du sommet mais je commence à flancher quelque peu, et je choisis de lever volontairement le pied, pour que ça reste un plaisir quand même.

Je prends un grand plaisir à parcourir cette route même quand c’est dur. Là par contre, le point noir c’est la circulation, beaucoup de voitures et de motos, c’est bien dommage. Et effectivement en passant La Mongie, le parking est blindé de voitures, assez impressionnant.

Plus les kilomètres avancent et plus je sens que mes jambes s’effilochent, je pense que c’est un début de fringale, pas de chance.

C’est vraiment dans les 2 derniers kilomètres que ça a coincé. Grand sourire et encouragements de la photographe du dernier virage pour attaquer les 400 derniers mètres et c’est le sommet. Ouf !!

Quelle foule au sommet !! Assez impressionnant… Ce n’est vraiment pas ce que je préfère. J’admire un peu le paysage de l’autre côté.

Vue depuis le sommet
Beaucoup de monde
La Mongie

Verdict pour cette ascension, 1h19, pas si mal quand même, ça me va, mais cette année je ne pense pas réussir à battre mon meilleur temps (1h09).

Un groupe d’espagnols me demande de les prendre en photo.

J’envoie un message à Cédric qui est rentré chez lui. Il me propose de passer prendre une bière chez lui, j’hésite avec le col d’Aspin pour me finir les jambes, surtout que c’est une superbe journée. Mais je choisi la bière^^

Après juste quelques minutes passées en haut, j’attaque la descente et je m’arrête au premier virage pour discuter avec la photographe, c’est toujours agréable de la voir. Nous discutons pendant 25 minutes, puis je continue ma descente avec quelques pauses photos. J’ai une impression de sécurité sur mon vélo même à pleine vitesse, c’est fou. A un moment, je suis obligé de m’arrêter pour éviter de m’encastrer dans des vaches. Au même moment je croise l’équipe du Vendée U en entrainement.

Je suis un peu carbonisé et dans la vallée, je me laisse plus souvent aller qu’à bloc, je profite. J’ai l’impression d’être sur mon canapé sur mon vélo, j’adore !!

En passant devant chez mes parents, je leur fais un petit coucou avant d’aller chez Cédric à 1,5 km de là. Une bonne salade composée, une bonne glace et une bonne bière pour débriefer du bon moment passé le matin sur le vélo, puis je reprends ma route et termine jusqu’à Tarbes.

109 km – 2000 m de D+ avec mon 110 eme col du Tourmalet !

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