29 juin 2019 (28e sortie) : col de Peyresourde et col d’Aspin en pleine canicule

Ce samedi 29 juin, je ne travaille pas, je suis en repos. La semaine a été harassante au travail, avec des journées de 7 h à plus de 23 h voire plus certains soirs (inventaires obligent et sorties nocturnes aussi je dois dire).

Mais du coup j’étais vraiment fatigué, je le sentais. La veille je me suis couché vers 1 h du matin. Et en plus ça fait déjà 1 semaine que nous avons une canicule dantesque qui règne.

Mais j’avais quand même bien envie de pédaler. J’en avais besoin, mais j’avais aussi besoin de dormir. Dur de choisir…

Mais j’ai opté pour aller pédaler. Je voulais en plus faire une grosse sortie. J’envisageais d’aller en vallée d’Aure et de grimper les cols jusqu’à ne plus pouvoir et de rentrer. Honnêtement j’avais envie de faire au moins 3 cols, un enchainement col de Peyresourde (1569 m), col d’Aspin (1490 m) et col du Tourmalet (2115 m). Je n’envisageais pas de rajouter le col du Soulor et d’Aubisque (1709 m) derrière comme l’an dernier en juillet car j’étais moins en forme tout de même.

Pour cela, je devais partir tôt et d’abord prendre le train entre Tarbes et Lannemezan.

Mon réveil a sonné à 5h30 après seulement 4 h de sommeil. Dur dur de se lever…

J’étais complètement endormi et j’ai réussi à partir juste juste et à attraper le train à quelques secondes près. Ça commence bien cette histoire…

Il est prévu une journée caniculaire de nouveau, il fait déjà très chaud, je suis donc parti sans k-way, j’ai mis le ravitaillement dans ma sacoche de guidons et bien sûr, 2 bidons (75 cl et 50 cl).

C’est un peu après 7 h que je suis arrivé à Lannemezan.

C’est parti pour remonter la vallée ! 25 km jusqu’à Arreau, pied des cols. Pas de chance pour moi, le vent souffle fort, tantôt de face, tantôt de côté, et puis plutôt chaud…

Il n’y a pas beaucoup de circulation et c’est tant mieux. Je pédale sans forcer pour arriver le plus frais possible au pied des ascensions. Mais je suis vraiment fatigué et le coup de pédale ne suit pas du tout, je sais déjà que ce sera une sortie galère… Je n’y crois pas vraiment aux 3 cols. Je cogite beaucoup. Est-ce que je zappe le col de Peyresourde (que j’ai prévu de monter en aller retour) pour faire juste Aspin puis Tourmalet ? J’espère ne pas le regretter si jamais le Tourmalet se passe bien derrière…

Allez non, je vais rester sur le programme initial et aller d’abord au col de Peyresourde en aller retour et grimper ensuite le col d’Aspin (obligatoire à monter pour rentrer par la vallée de Campan dans tous les cas) et aviser une fois en haut de l’Aspin.

Au fil de toutes ces réflexions, je suis arrivé à Arreau. Il fait déjà très chaud alors que le soleil n’est pas complètement levé. Je m’arrête déjà remplir mon bidon au pied du col d’Aspin avant de continuer vers le col de Peyresourde.

18 km d’ascension, les 9 premiers roulants et les 9 suivants à presque 8 % de moyenne, l’objectif est d’arriver là haut pas trop fatigué.

J’ai attaqué l’ascension sans forcer mais pas serein du tout. Je faisais attention à boire régulièrement. La chaleur était étouffante, je ne prenais pas vraiment de plaisir, une fois au lac de Loudenvielle quand les 9 derniers kilomètres plus raides commencent, j’espérais que ça irait mieux. J’ai mis petit braquet, sur un rythme régulier en me laissant juste aller au sommet mais j’ai en plus été pris de maux d’estomac, impossible ni deboire ni de manger quoique ce soit… Bien foireux le début de cette sortie, mais à cet instant j’espérais encore que ça irait mieux ensuite dans le col d’Aspin…

Une journée caniculaire qui commence
Lac de Loudenvielle
Sur cette photo on voit le col d’Azet en face

A 4 km du sommet j’ai apprécié la belle vue sur le lac de Loudenvielle et le col d’Azet en face. Le col de Peyresourde est agréable tout de même à chaque fois que je le grimpe. Mais je suis quand même content d’arriver au sommet. Mais déçu quand même. Je n’ai pas mal aux jambes mais je ne suis pas bien quand même… Je profite un peu du paysage mais après seulement 2 minutes passées en haut, j’attaque la descente sur Arreau.

Col de Peyresourde
Vue depuis le sommet du col de Peyresourde sur le versant Luchon
Début de la descente

Je suis plutôt pressé de continuer à pédaler et de voir…

Dans la descente je me laisse aller, je ne suis pas à bloc, j’ai toujours des maux d’estomac…

Une fois revenu sur Arreau, je m’arrête de nouveau à la fontaine au pied du col d’Aspin et je bois quand même.

Pied du col d’Aspin

Je m’élance pour le col d’Aspin. Ça chauffe énormément. Une chaleur écrasante… J’ai les yeux qui piquent…

Vue sur le sommet depuis le début de l’ascension

L’ascension fait 12 km de long, la première moitié est plus facile que la seconde. Je prends un tout petit rythme, le but est d’arriver là haut. L’acide lactique se fait déjà sentir dès le début. A cet instant je sais que c’est râpé pour le col du Tourmalet… Après le col d’Aspin, je vais rentrer sur Tarbes par la plaine.

Je connais l’ascension du coup elle ne me parait pas longue et ne me réserve pas de surprise, je suis juste concentré pour supporter la douleur dans les cuisses chaque tour de pédale supplémentaire, il y aurait eu 2 km de plus ou de moins, ça ne m’aurait pas changé grand chose dans la tête je crois.

A 5 km du sommet, au moment d’aborder le final à 8 % et ce kilomètre à 9,5 %, j’ai passé le petit plateau, ça fait des lustres que je n’avais pas mis le petit plateau dans le col d’Aspin…

J’essaye de me distraire avec le paysage qui est quand même superbe. Je me dis que j’ai de la chance de pédaler ici dans ce décor.

Paysage toujours aussi sublime sur ce versant.

Le final pèse dans les cuisses, chaque coup de pédale est dur, mais je ne ressens que de la déception en arrivant au sommet. Ce que je pensais être une super sortie se transforme en sortie galère…

Il y a un point positif c’est que je n’ai plus de maux d’estomac…

Vue sur le versant Arreau que je viens de monter, depuis le sommet
Le Pic du Midi depuis le sommet du col d’Aspin, la chaleur est étouffante
Les supportrices

Au sommet je discute avec un autre cycliste, on parle des parcours qu’on a fait, il rêve un jour d’enchainer 2 cols, ça permet de relativiser un peu.

Je ne perds pas de temps, j’ai faim maintenant ! Je fonce sur Bagnères. J’espère arriver avant la fin du marché pour pouvoir me prendre des trucs à manger et revoir les connaissances là bas.

Descente du col d’Aspin sur Payolle puis Bagnères
Payolle

J’arrive tout juste et je mange avec eux, il y a une fontaine d’eau potable à côté, je bois beaucoup aussi.

C’est un moment sympa. Mais il est 13h30, il fait 40°C, il faut que je reparte sur Tarbes quand même, encore une trentaine de kilomètres dans le vent.

Au marché de Bagnères

Ils ne me paraitront pas aussi longs que ce que je craignais ces derniers kilomètres en pleine chaleur, mais je sens que je ne suis pas bien, je suis fatigué, j’ai mangé un peu en décalé toute la semaine avec les horaires à rallonges, il y a eu des soirs où on a bu un peu plus que de raison, pas de sommeil, bref, je suis rentré lessivé…

Et plus tard dans l’après midi, alors que ça faisait bien 1 h que j’avais posé le vélo, pendant que je faisais mes courses, j’ai été pris d’étourdissement, de vertiges, en perdant un peu le sens de l’orientation et impossible de me concentrer et de lire quoique ce soit. Je voyais un truc qu’il me fallait et j’allais devant le présentoir, tout devenait flou et quand je revenais à moi, je n’étais pas du tout là où je voulais être.

J’ai tout laissé en plan et je suis ressorti dehors dans la chaleur et là ça allait mieux.

C’est la première fois que ça m’arrive…

Au final 126 km et 2000 m de D+ en pleine canicule avec une grosse déception au début, puis content d’être rentré juste à temps pour ne pas risquer une insolation sur le vélo…

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