22 septembre 2018 (36e sortie) : col du Tourmalet pour se défouler

Samedi 22 septembre, journée ensoleillée pour ce début d’automne. Comme chaque semaine je suis à Bagnères le matin.

Pour l’après midi, j’envisage de pédaler. On approche de la fin de la saison, alors ce sera une nouvelle fois le col du Tourmalet (2115 m) histoire d’en profiter encore une fois.

Je me sens plutôt en forme et j’ai une grosse envie de me défouler !!

A la fin du marché le matin, je mange avec l’ami Denis qui a crevé lors de sa sortie matinale et qui vient se consoler.

Pris en flag xD

C’est bien motivé que l’après midi se profile.

Seul petit problème, j’ai oublié mes affaires… Du coup je suis en chaussures en toile à la place de mes baskets, en bermuda et en polo. Et j’ai aussi oublié mon k-way xD Il fait très doux à Bagnères mais en haut du Tourmalet ce n’est pas sûr, tant pis pour moi.

Un peu en mode amateur sur ce coup-là, mais le matin en partant j’étais plus concentré sur le travail et le stand.

J’enfourche le vélo en début d’après midi et c’est parti. Pas de sac à dos vu que j’ai tout oublié. Je sens que les pédales me font déjà mal à la plante des pieds avec ces chaussures, la semelle est très fine et souple. Enfin, on va voir ce que ça va donner.

En remontant la vallée vers Sainte Marie de Campan j’ai des bonnes sensations et une fois au pied du col du Tourmalet je décide de faire l’ascension à bloc.

J’ai le coup de pédale un poil plus lourd que lors de mon ascension du 1er septembre à bloc, mais j’ai un rythme efficace.

Une fois à Gripp il reste 12,5 km à 9 % de moyenne. Je sais déjà que ça va être une belle ascension. L’avantage de le connaitre par coeur. Il fait beau, pas trop chaud, juste ce qu’il faut. A part ce mal de pieds, tout va bien. Quelle tête en l’air d’avoir oublié mes affaires.

La partie sous les arbres entre 10 et 7 km du sommet est bien fraiche. Je plafonne un peu en attaquant la partie raide sous les paravalanches, mais je reste en avance de quelques secondes sur mon record perso. En général à partir de La Mongie j’arrive à avoir un second souffle et j’ai hâte d’y être.

Mais à 5 km du sommet alors que j’entre dans la station, je commence à avoir les mollets raides et douloureux… Un peu comme si j’allais avoir une crampe bientôt. Je n’ai pas à chercher bien loin la cause, ce sont mes chaussures pas super confortable qui me font ça, j’ai la plante des pieds qui est très douloureuse et comme le point de contact sur les pédales n’est pas comme d’habitude, ça se répercute dans les muscles des mollets.

A La Mongie je me fais encourager par ma photographe préférée, bonne motivation !! 😀

A la sortie de La Mongie, à 4 km du sommet alors que l’air du sommet n’est plus très loin, je me vois obligé de lever un peu le pied pour ne pas risquer la crampe en pleine ascension.

Le décor est sublime en cette fin d’été ! Le kiff !! C’est toujours le même plaisir de voir ces paysages de montagne à la force de tes jambes, de savourer ces instants !!

A 2 km du sommet il faut zigzaguer entre les lamas. Les virages à relance, le dernier kilomètre et la dernière rampe raide.

Quel plaisir d’arriver au sommet une nouvelle fois !! Et ce coup-ci ça m’a fait du bien !!

Et ouf pas de crampe, j’ai réussi à bien gérer pour les éviter.

Verdict : 1h16 et 14 sec pour faire l’ascension depuis Sainte Marie de Campan, mon 3eme meilleur temps, dommage d’avoir dû lever le pied dans les 4 derniers kilomètres mais je ne vais pas me plaindre.

Alors que je venais d’arriver au sommet et que j’admirais le paysage, je tourne la tête et je vois un cycliste qui est au pied de la statue d’Octave Lapize et qui me fait un grand signe.

Je vais le voir. Il s’appelle Jean Noël et sa femme c’est Murielle et ils connaissent bien l’ami Denis aussi et mon blog !! Ah que le monde est tout petit !!

On discute dans la bonne humeur !! Ils sont landais et se font un week end au pied des Pyrénées. Le col du Tourmalet est toujours un défi !

Nous allons prendre un verre au bar du sommet et passons un super moment à discuter. Ça fait du bien des moments comme ça.

Vue versant Barèges depuis le sommet.

La tenue n’est pas si mal en fait

Avec Murielle et Jean Noël

Ensuite nous nous préparons à descendre. Enfin pour moi c’est rapide puisque je n’ai pas de k-way, je vais descendre comme ça. J’espère qu’il ne fera pas trop frais car le soleil commence à décliner légèrement…

Dès le premier virage, petit arrêt pour caresser les lamas. C’est pas tout le temps qu’ils se laissent faire !! 🙂

Pause lamas dès le début de la descente

Une peluche, mais je préfère les ânes quand même !

Beaucoup de circulation !

 

 

 

Nous continuons la descente. 70 km/h en approchant de La Mongie. Je m’arrête pour discuter avec la copine photographe. J’avais pris quelques mètres d’avance mais du coup Jean Noël et Murielle ne m’ont pas vu m’arrêter au bord de la route et ont filé.

Et nous nous discutons tous les deux. Un superbe moment. En plus vu comment nous étions habillés on aurait ou penser qu’on était au centre ville prêt pour une balade 😀 Pour elle c’est la fin de la saison bientôt !

Mais après presque 1 h de temps, le soleil déclinait franchement et il fallait que je songe à redescendre, j’avais du travail qui m’attendait encore.

Et c’est un peu à contre-coeur que j’ai repris ma descente. Il faisait beaucoup plus frais en manches courtes, mais ça restait tout juste supportable.

Voilà de quoi boucler une très belle sortie pour cet après midi, j’ai tout apprécié, la montée, le moment au sommet, la descente. Ça recharge les batteries comme ça !

Au final seulement 46 km et 1700 m de D+. Et l’ascension faite avec ces chaussures, je m’en tire avec des grosses ampoules sur les orteils le soir, ça m’apprendra à oublier mes affaires^^ Il m’en fallait bien un comme ça.

Et pour le coup c’était la 20eme fois que je grimpais le Tourmalet cette année et la 71 eme fois au total.

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