30 juillet 2019 (38e sortie) : voyage J3 : Vercors (Villard de Lans)

Récapitulatif

  • 28 juillet 2019 – 35 km – 450 m de D+ – 11 h de train
  • 29 juillet 2019 – J2 (Le Barroux – Orange) – Mont Ventoux – 101 km – 2000 m de D+ – 2 h de train
  • 30 juillet 2019 – J3 (Romans sur Isère – Grenoble) – Vercors (Villard de Lans) – 103 km – 1350 m de D+

Réveil chez Julien et Anne à Romans sur Isère. C’est vraiment un régal de se revoir, voilà plus d’1 an qu’ils sont partis des Hautes Pyrénées, j’avais été témoin à leur mariage et c’est avec tristesse que je les avais vu quitter les Pyrénées.

Julien est parti tôt au travail, je discute longtemps avec Anne. Mais il va falloir que je songe à partir également. C’est que je dois continuer mon chemin en direction des Alpes et de la vallée de l’Oisans.

Aujourd’hui c’est une étape Romans sur Isère à Grenoble qui m’attend. Une centaine de kilomètres avec la traversée du Plateau du Vercors. Pas la plus grosse étape, mais après le Mont Ventoux la veille, ce coup-ci je ferai ma première montée avec tous les bagages. Un bon test avant la journée du lendemain.

Je passe un peu de temps à chercher l’accès à la voie verte dans Romans. Une fois que je l’ai trouvée, c’est un régal. Pendant presque 30 km, je suis sur la voie verte à longer le Vercors à ma droite.

Je ressens un sentiment de liberté totale. Génial ! Pour agrémenter le tout, je vois les premiers ânes de mon périple. Des ânes drômois^^

A Romans sur Isère
Des ânes !!!
Un bisou
En longeant le Vercors
Sentiment de liberté totale !

La voie verte va jusqu’à Grenoble sur 90 km, mais par en bas en contournant le Vercors. Il faudra que je la quitte à Saint Nazaire en Royan pour me diriger vers le massif.

Je me suis perdu en cherchant une petite route et une fois revenu sur une route un peu plus passante, je m’allonge tranquillement dans l’herbe pour regarder ma carte routière avec une vue sublime sur Saint Nazaire et sa vieille ville.

Sublime vue pendant que je regarde ma carte routière.

La journée avance et je commence à avoir un petit creu. J’étais sur els faux plats du début du massif du Vercors quand j’ai aperçu un panneau indiquant un Intermarché à 2 km tout droit vers Saint Laurent en Royan (alors que ma route partait à gauche), j’ai opté pour faire le détour et aller m’acheter quelque chose à manger. Après quelques faux plats, j’y arrive. Ça chauffe et mine de rien, même si je n’ai pas attaqué l’ascension, j’ai le coup de pédale qui s’alourdit un peu.

Je m’achète de quoi manger et grignoter et notamment une bonne boite de taboulé.

Je décide de continuer encore sur quelques kilomètres et d’attaquer l’ascension des gorges avant de manger.

Je rejoins Pont en Royan. Il y a beaucoup de touristes. Et pour cause, c’est bien joli l’endroit et c’est le point de départ de mon ascension. 25 km devant pour remonter les gorges de la Bourne.

C’est fabuleux, on pénètre dans ce défilé étroit, la sensation d’être tout petit dans la majesté de la Nature. Un régal.

Au début des gorges

C’est parti pour la montée et là je vais véritablement entrer dans un moment sympa. Pendant 25 km, je serai sur cette route de 2m50 de large collée à la falaise avec la Bourne en contrebas et l’autre versant du canyon. Par moment, le défilé ne fera pas plus de 10 m de large. C’est vraiment incroyable, il ne faut pas être claustrophobe.

Il n’y avait aucun panneau ou indication kilométrique, mais je savais que c’était à peu près 25 km à grimper sur des pentes modérées jusqu’à Villard de Lans.

En 2012 j’avais déjà grimpé sur le Vercors et pédalé sur le plateau en venant de Grenoble (par la Croix Perrin, Autrans, Méaudre jusqu’à Villard de Lans). Mais ce côté-ci pour moi c’est une découverte.

Je suis content de mon rythme, régulier et de voir que les jambes ne s’effondrent pas. Je pédale même plus vite que ce que je pensais.

Il y a un énorme point positif, c’est que les voitures et les campings-car s’écartent comme il faut.

A un moment il y a un tout petit espace herbeux sur la droite, j’en profite pour m’arrêter et manger. D’après mon compteur j’ai pédalé une dizaine de kilomètres dans les gorges, il en reste 15. Je grignote ce que je me suis acheté et quand je veux attaquer le taboulé…impossible de retrouver ma fourchette en plastique… Bon sang, mais où est-elle ?!! Je suis sûr de l’avoir prise, c’est quelque part dans mes sacoches ou dans mon sac… Mais impossible de remettre la main dessus, c’est dingue ça… Tant pis, une fois de plus le ravitaillement se refuse à moi^^ Je vais donc reprendre mon chemin pas super ravitaillé avec une boite de taboulé supplémentaire dans les bagages et bien sûr, là je suis sûr de ne rien trouver à manger pendant au moins 15 km, ah qu’est ce que j’aime l’aventure^^

Les kilomètres défilent, je savoure chaque coup de pédale dans ce décor. Je rattrape 2 autres cyclistes voyageurs.

C’est sublime de pédaler là dedans !!
MAGNIFIQUE !!

Petit à petit je sors du défilé. La route continue de grimper, mais je sens que j’approche du plateau. Et c’est un peu émoussé que j’entre dans Villard de Lans. Soulagé aussi car le ciel commençait à se charger et je craignais de me prendre de l’orage.

Encore quelques kilomètres dans le vent sur le plateau avant d’attaquer la descente sur Grenoble.

Je m’arrête à un arrêt de bus, je suis fatigué, je m’arrête boire de l’eau et grignoter quelques noix qu’il me reste. Ça fait du bien. Allez, je me motive à repartir, il ne reste que quelques faux plats avant d’attaquer la descente finale. En plus ma marraine chez qui je fais étape ce soir, habite à Sassenage qui est pile poil en bas de la descente du Vercors, je n’aurais donc pas l’agglomération de Grenoble à traverser.

Sur le plateau du Vercors, beaucoup de vent.

Je me laisse gentiment aller dans la descente qui reste roulante quand même. Certains points de vue sur l’agglomération sont sympas à voir.

Petit moment qui m’a fait sourire en traversant le village de Engins, il y a un faux plat qui se dresse, je l’attaque sur l’élan mais je ralentis vite avec les bagages et c’est avec le coup de pédale un peu las que je le passe et il y a un radar pédagogique au sommet du faux plat qui m’indique « 19 km/h – merci de ralentir », je commençais à être un peu cramé et le radar me demande de ralentir (sachant que j’étais dans une zone 30, donc le radar était mal paramétré).

Grenoble !

Je termine la descente et j’arrive au rond point en bas à l’entrée de Sassenage, de mémoire, je repère de suite le chemin qu’il faut queje prenne et j’arrive chez ma marraine.

Quel plaisir aussi de les revoir !! Je les avais vu il y a 2 ans lors du début de mon périple, ce coup-ci c’est de nouveau en allant dans les Alpes que je fais étape chez eux. J’y repasserai aussi à la fin de cette semaine au moment de prendre le train du retour.

J’apprécie les retrouvailles, le bon diner, elle me prépare de quoi manger pour demain, bref, le top !! 🙂

Pour cette étape entre Drôme et Isère de Romans à Grenoble ça fait 103 km et 1350 m de D+.

Demain matin c’est une grosse journée qui s’annocne avec le train très tôt pour rejoindre la Maurienne en Savoie et de là enchainement du col du Glandon (avec crochet par la Croix de Fer) et de la montée à la station des 2 Alpes avec les bagages. Et quelques souvenirs de la Savoie qui vont revenir…

Et finalement en vidant mon sac, j’ai retrouvé ma fourchette qui était bien là où je le pensais…

(4 commentaires)

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    • Anthony84C on 23 octobre 2019 at 18 h 49 min
    • Répondre

    Salut Idris.

    Je n’aime pas spécialement les gorges de la Bourne, je les ai grimpé en mai 2016 sur le challenge du Vercors même si c’est vrai que c’est un peu spectaculaire et en plus à l’ombre.
    Par contre, je ne sais pas si tu as déjà grimpé la route de Combe Laval et par prolongement le col de la Machine. La route de Combe Laval est l’une des plus belles et certainement la plus spectaculaire du Vercors. De plus, il y a un peu de pourcentage (7-8 %) sur la première partie depuis Saint-Jean en Royans ou Pont en Royans, je ne sais plus.

    1. Salut Anthony,

      Mi je les ai bien aimées, plus que d’autres gorges que j’ai grimpées. La route de Combe Laval, non pas encore eu l’occasion, peut être une prochaine fois mais pour l’instant je n’ai pédalé qu’à 2 reprises dans le Vercors, il en reste encore pas mal des routes à aller voir^^

  1. Salut Idris !
    Mouah ha ha, cette histoire de la fourchette, quelle petite maligne ! 😀
    Très sympa cette journée tranquille (où tu as eu le bonheur de se laisser aller) avec un passage magnifique dans le Vercors mais pas trop difficile. Mais c’est marrant, tu n’as pas réussi à passer par un col ! Et pourtant tu en as frôlé un à St-Nizier-du-Moucherotte : le Goulet – 1140 m.
    La suite, la suite, la suite ! 😉

    1. Salut Joris 🙂

      Ouais cette fourchette, ah je te jure xD
      Ah oui ce col, en fait il n’était pas sur la même route.
      Moi je suis descendu sur Sassenage par Engins alors que Saint Nizier du Moucherote c’est sur la route qui descends sur Seyssins. La bifurcation des 2 routes se fait à Lans en Vercors sur le plateau.
      Mais peut être une prochaine fois.
      Il y avait pas mal de cols que j’aurais pu faire en faisant quelques détours (col de Roméyère, col de la Machine…) mais j’avais les jambes un peu lourdes, j’étais un peu entamé, pas super en forme et je n’avais pas envie de faire tous ces crochets, de toute façon c’est plus pour le plaisir de pédaler que d’aller chercher les cols absolument 🙂

      La suite, j’espère la mettre dimanche, ça va te rappeler des souvenirs aussi !!
      Demain et samedi, vélo au menu avec un crochet en Espagne si tout va bien 🙂

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