15 septembre 2019 (48e sortie) : 100 eme ascension du col du Tourmalet avec les amis

Pour ce dimanche 15 septembre, ce sera une sortie particulière qui n’arrivera qu’une fois : ce sera ma 100 eme ascension du col du Tourmalet (2115 m) !

Le tout premier c’était le 15 juillet 2009 il y a 10 ans et 2 mois, et depuis il y en a eu du chemin parcouru ! Jamais je n’aurais imaginé ça quand j’étais petit et que je regardais le Tour de France ou quand on s’amusait à faire la course avec les amis.

C’est le 2eme col sur lequel je vais passer les 100 ascensions après le col d’Aspin le 14 octobre 2017.

Le col du Tourmalet c’est un peu là que tout a commencé pour moi, c’était mon premier col (suivi du col d’Aspin dans cette première sortie) et au fil des sorties et des années, ça a changé. Au début quand je partais, j’avais un peu d’appréhension, je ne savais pas comment allait être les jambes, maintenant j’y vais plus pour me dégourdir les jambes avant le travail ou parce que je veux aller pédaler dans l’autre vallée en suivant et quoiqu’il arrive je sais qu’a priori j’arriverai là haut.

Mais même si la façon de l’aborder a changé, le plaisir d’y être est le même à chaque fois quand j’arrive au sommet, ça reste toujours un défi en fonction des jambes, du rythme sur lequel tu choisis de le grimper, de la météo mais aussi de l’état d’esprit du moment si on est stressé ou pas, préoccupé ou pas.

Et à chaque fois je ressens toujours l’Histoire du Cyclisme qui s’est déroulée sur ces pentes depuis 110 ans bientôt (chose que je ne ressens pas dans l’Alpe d’Huez par exemple).

Je suis vraiment accroc et jamais je ne pourrai m’en lasser, tout comme le col d’Aspin.

A chaque fois, je me dis que j’ai vraiment de la chance de l’avoir dans mon terrain de jeu et d’avoir aussi les jambes et le gabarit physique pour y aller un peu comme je veux et de m’amuser. De pouvoir le monter seul au monde en début ou fin de saison avec la luminosité complètement différente. Je vois souvent des cyclistes vacanciers qui sont là et qui rêvaient de le monter, qui se sont entrainés pendant 6 mois, spécialement pour le monter avec des bonnes sensations et là je réalise encore plus cette chance.

Pour le centième, ça s’est prévu un peu en précipité car j’ai monté le 99eme seulement 3 jours avant et le but n’était pas de me dépêcher mais je souhaitais que Cyrille soit là. C’est un super pote, mais après les ascensions que nous avions faites en 2016, il avait arrêté le vélo mais il vient de s’y remettre et a notamment monté le col de Peyresourde quelques jours auparavant. Il était motivé pour monter le Tourmalet. Sauf qu’à partir du dimanche 15, il n’aurait pas pu pédaler pendant plusieurs jours et il craignait de ne plus avoir les jambes et comme je voulais qu’il soit absolument là, on l’a calé pour ce dimanche 15.

Pour moi ce n’est pas la meilleure période car au travail c’est chargé en ce moment, les journées sont longues toute la semaine jusqu’au samedi soir et là en plus je vais aller également travailler ce dimanche à partir de 14 h. Le timing sera serré et la fatigue est quand même présente.

Denis ne pouvait pas venir (il était dans le Tarn pour l’Albigeoise), Romuald qui était là pour mon 100eme Aspin, ne peut plus faire de vélo pour des raisons de santé, j’ai aussi contacté d’autres amis qui ne pouvaient malheureusement pas être là.

Mais j’étais content que Christian puisse venir. On se voyait souvent lorsque le samedi matin j’avais mon stand au marché de Bagnères pendant 3 ans, c’est un passionné de vélo et il ne fait pas du tout son âge !! Et c’est toujours avec grand plaisir que je le vois à chaque fois et que nous discutons de vélo. J’ai également demandé à Martine si elle pouvait venir, nous étions allés au col du Portet au mois de juin.

Etant donné le créneau serré, il faudra partir tôt. Le départ est fixé à 7h45 de Campan. Pour le coup ce sera une approche en voiture spécialement pour l’occasion, il m’est impossible de partir à 6 h de Tarbes dans la nuit en plein dans cette grosse semaine au travail.

Nous nous retrouvons tous les 4 à Campan. Ça me fait plaisir qu’ils soient là. Le but est de passer un bon moment et de ne pas se mettre dans le rouge pour personne. Cyrille avait pour objectif les 2 h et nous avions un peu de marge si il fallait plus de temps.

Il fait un peu sombre, nous avons l’éclairage mais il ne fait pas froid et c’est en manches courtes que je pars. J’avais la veste thermique dans le sac au cas où mais je n’en aurais pas besoin.

Martine fait le rythme dans la vallée jusqu’à Sainte Marie de Campan. Nous discutons sur le chemin, il n’y a pas beaucoup de circulation et c’est agréable. Au pied du col, petit arrêt à la fontaine avant de s’élancer pour l’ascension.

A Sainte Marie de Campan
Photo Christian après la descente

Nous roulions de concert jusqu’à Gripp. Là, la pente s’est dressée pour les 12,5 derniers kilomètres à 9 % de moyenne, chacun a pris son rythme. Avec Christian nous discutions toujours. Et finalement j’ai opté pour monter sur 39×25 ce coup-ci, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas amusé sur un braquet comme celui là.

C’est parti !
Entre Sainte Marie de Campan et Gripp

Je commençais déjà à avoir faim en plus. Mais j’appréciais vraiment chaque coup de pédale. La ligne droite d’Artigues, le virage des cascades, la partie dans la forêt, le lacet du Garet.

Petit arrêt photo et pâte de fruit avant que nous repartions.

Vue sur la ligne droite d’Artigues en bas
Petite pause pâte de fruit

Après les paravalanches, nouvel arrêt photo juste avant La Mongie. L’occasion de voir arriver Mathieu, un ami. On se voit sur Tarbes mais c’est la première fois que nous nous voyons en montagne en vélo. Il prépare un triathlon. C’est franchement super de se voir là à cette occasion en plus, drôle de hasard. Nous discutons. Puis nous repartons tous les 4 car Martine nous a rattrapé à cette occasion et a continué à son rythme. La traversée de La Mongie se fait, je suis toujours en force, ça fait travailler les muscles des cuisses du coup.

Depuis la zone des paravalanches avant La Mongie
Christian
Vous n’avez pas vu le collègue à grandes oreilles ?

Pas mal de lamas sur la fin de la station. Les kilomètres défilent presque trop vite.

Les derniers kilomètres sont savoureux, je me fais un petit plaisir dans le dernier virage à 15 % en accélérant à 17 km/h sur le virage. 400 m à se faire mal aux jambes et c’est le sommet. Pour la 100 eme fois !! C’est assez renversant !

Mathieu arrive juste après, Christian 5 minutes plus tard qui a fait une belle montée, Martine et Cyrille arrivent aussi, tout le monde avec le sourire et ça c’est le top.

1h40 pour grimper ce 100eme sur 39×25 pour ma part, ça faisait longtemps que je n’avais pas mis autant de temps.

Et au sommet je croise une connaissance (décidément) Laurent qui est monté en voiture et qui attend un groupe qui monte côté Luz (avec notamment Pascal Hervé ancien pro).

On passe un bon moment au sommet avec des photos pour immortaliser tout ça.

15 juillet 2009 – 15 septembre 2019, 100 fois le col du Tourmalet, petit souvenir pour la vie.
En attendant Cyrille, avec Mathieu, Christian et Martine.
Avec Cyrille, notre 3eme Tourmalet commun, 3 ans après les précédents !
Tout le monde a le sourire et ça c’est le top !
Vue sur le versant Luz Saint Sauveur, plus de batterie pour prendre des photos côté La Mongie.

Pour les stats sur les 100 Tourmalet c’est :

  • 10 fois par Luz avec un record perso de 1h22 10 sec le 15/08/17 (en chemisette)
  • 90 fois par Sainte Marie de Campan avec un record perso de 1h09 08 sec le 16/07/19

ça représente environ 3420 km parcourus sur les pentes du col du Tourmalet et 125 000 m de D+ !

Vitesse maxi dans la descente : 87 km/h en descendant avant La Mongie.

Après pas mal de temps au sommet, il fallait songer à redescendre car j’avais le travail à 14 h et Cyrille devait rentrer assez tôt aussi. Mathieu est descendu de l’autre côté pour remonter les 8 derniers kilomètres de l’autre versant. Christian lui, souhaite aller au col d’Aspin en suivant. Nous laissons Christian et Martine en discussion au sommet et Cyrille et moi partons pour la descente.

Ce qui est bien avec Cyrille c’est qu’il descend bien.

J’ai voulu prendre une photo au premier virage de la descente mais je n’avais plus de batterie, tant pis. La suite de la descente, on s’est vraiment fait plaisir tous les deux. On filait à plus de 70 km/h à quelques mètres d’écart, il y avait peu de circulation en plus, juste un troupeau de brebis quon a failli se manger dans La Mongie^^

Mais sinon c’était sympa, je me suis cramé les jambes à essayer de rattraper Cyrille dans les dernières lignes droites de la descente^^

Une fois nos k-way enlevés à Sainte Marie c’est parti vers Campan. On s’est bien amusé à se faire des sprints sur chaque petit faux plat de quelques mètres qui suivaient les parties descendantes. J’attaquais mais avec ses cuisses, Cyrille revenait toujours et me laissait derrière. On n’avait plus de jambe à la fin, on s’est cramé les jambes. Bon moment de rigolade.

A Campan j’ai découvert la bouteille de bière (cuvée du col du Tourmalet) dédicacée par Christian, ça fait super plaisir !! Je n’aurais pas le temps de la boire avant d’aller au travail mais je la savourerai un jour où j’aurais le temps !

C’était vraiment un super moment avec un très bel état d’esprit, juste le plaisir du vélo.

Et sur ces 100 ascensions, de quoi se rappeler aux bons souvenirs des sorties en plein soleil, sous la neige (2 fois), sur le verglas, dans le vent, le froid, avec la mer de nuages les jours de froid glacial,la pluie glaciale le jour de la Montée du Géant quand Indurain était là, les enchainements jusqu’à 5 cols, les lamas, l’âne, la transhumance, les fois où je l’ai monté en VTT pour aller au Pic du Midi, à la belle étoile notamment, les fois où je l’ai monté en chemise et bermuda entre 2 rdv pour le travail, sous les orages aussi, avec les amis, j’y ai aussi eu des grosses frayeurs comme ce 18 juin 2018, ou aussi l’hélico des secours qui atterri juste devant sur la route après un accident de moto.

Le point d’orgue ça a été l’ascension lors de l’enchainement Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Soulor / Aubisque.

Il y a eu aussi des bons moments à se tirer la bourre avec des cyclistes du monde entier comme le jour du 50 eme, des supers rencontres au sommet. Si jamais j’ai le temps, je ferai une petite compilation des plus belles photos prises sur ce col.

On ne sait pas de quoi sera fait le lendemain alors j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres mais il faut savourer chaque instant car ça peut changer vite.

En tout cas c’était un moment comme il n’y en n’aura pas deux, c’était génial ! Un souvenir unique pour la vie… Moins de 30 ans et centenaire sur l’Aspin et le Tourmalet.

1 ping

  1. […] 15 septembre 2019 (48e sortie) : 100 eme ascension du col du Tourmalet avec les amis […]

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.