Petit créneau pour aller en montagne pour l’après midi. Avec en plus le soleil qui est de sortie ! Ça ne fera pas de mal après les rendez-vous du matin et avant la grosse journée de travail du samedi. Etant donné que je roule peu depuis quelques temps, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre pour les jambes.
J’ai choisi d’aller en direction de Sainte Marie de Campan et d’aviser selon les sensations dans la vallée. En tout cas, le col du Tourmalet (2115m) me trottait dans la tête et si possible je souhaitais faire un enchainement dans la vallée des Gaves.
C’est un peu avant midi que je suis parti pour remonter la vallée. Il faisait un peu frais encore mais la température montait petit à petit.
Au fil des kilomètres, j’ai senti que les jambes étaient bien meilleures que lors de la sortie à la Hourquette d’Ancizan 12 jours auparavant et je profitais beaucoup mieux de ce temps mort pour me déconnecter du travail.
J’appréciais vraiment de pédaler sur le vélo. Je n’ai pas vu le temps passer dans toute la vallée et en arrivant à Sainte Marie de Campan, c’était sûr que j’irai au col du Tourmalet. Petit arrêt pour enlever ma veste thermique et manger une pâte de fruit, puis je me suis lancé dans l’ascension.
Peu de circulation dans le col du Tourmalet, un vrai régal !
En passant Gripp lorsque la pente passe à 9% pour les 12,5 derniers kilomètres, je me suis calé sur un rythme qui me convenait. Je ne pensais pas que les jambes seraient plutôt bonnes comme cela. Tant mieux. J’ai pu profiter à fond de cette ascension, les belles couleurs d’automne, peu de monde. Dans le début de cette partie raide il y avait un cycliste 100m derrière moi, je pensais qu’il allait me rattraper mais finalement au fur et à mesure que la pente se durcissait, notamment sous les paravalanches avant La Mongie, je gardais le même rythme et l’écart s’est creusé de plus en plus. Je n’ai pas vu d’autre cycliste avant le sommet.
En passant le panneau à 3 km du sommet, les jambes commençaient à se faire bien sentir mais c’était des bonnes douleurs. J’ai vraiment profité à fond et j’étais content d’arriver au sommet du Tourmalet et de pouvoir le grimper comme ça sans être dans une bonne période.
Dans les derniers 200m j’ai vu l’âne qui était là, je n’ai pas pu résister, je me suis arrêté pour le caresser. Il n’est plus tout jeune et galérait à se gratter l’encolure avec sa patte arrière, il l’a fait sur mon guidon du coup^^
En arrivant au sommet il y avait de l’animation car il y avait le camion qui était en haut pour redescendre le Géant du Tourmalet, cette fameuse statue rendant hommage à Octave Lapize.
Un des responsables de l’équipe qui s’occupait de l’enlever, est venu me voir en me demandant si c’était bien moi qui avais le blog. Il m’a confirmé comme prévu que la Montée du Géant se ferait par le versant Bagnères l’an prochain.
Au sommet j’ai profité. C’était ma 25e ascension du col du Tourmalet ! Je voulais faire un enchainement en suivant mais je ne me sentais pas les jambes pour rajouter Luz Ardiden ou un Aubisque derrière… J’étais un peu entamé et le soir et le lendemain très tôt j’avais du boulot. J’ai donc choisi la sécurité et j’ai décidé de redescendre du même côté pour aller grimper le col d’Aspin (1490m) en suivant. Surtout (je vois déjà vos sourires s’afficher), que ça faisait presque 1 mois et demi que je n’y étais plus allé !
Alors que je regardais le paysage sur La Mongie juste avant de me lancer dans la descente, j’ai vu le camion transportant Octave Lapize qui était 4 km plus loin en train d’entrer dans La Mongie. Je me suis lancé dans la descente. C’est pas tous les jours qu’on peut se targuer de tenter de rattraper Lapize dans la descente du Tourmalet^^
Petit arrêt pour voir les lamas à l’entrée de La Mongie et j’ai rattrapé le convoi avec la statut en arrivant devant la stèle où Eugène Christophe a cassé sa fourche en 1913. Le convoi s’est arrêté là quelques secondes après.
De mon côté, une fois revenu à Sainte Marie de Campan, j’ai pris à droite toute direction le col d’Aspin. Petit arrêt pour enlever mon K-way et manger une pâte de fruit et c’est parti pour l’ascension. Alors que j’en étais dans les 200 premiers mètres d el’ascension, j’ai eu droit à l’imbécile de service dans sa voiture. Le type me dépasse dans une courbe à droite pile au moment où une voiture me croise, résultat, le rétro droit de la voiture m’a touché le coude…suffisamment fort pour que son rétro se repli… Il y a vraiment des imbéciles…il préfère risquer de tuer un cycliste plutôt que d’attendre 2 secondes que la voiture d’en face passe…
La suite de l’ascension s’est faite plus tranquillement heureusement. Des vaches à Payolle comme diversion et j’ai attaqué les 5 derniers kilomètres plus raides. Je n’ai pas vu les kilomètres défiler tellement j’appréciais l’ascension.

C’est l’automne, les couleurs ne sont plus tout à fait les mêmes qu’en été, la luminosité n’est pas pareille non plus.
En arrivant au sommet, j’ai apprécié la vue sur le Pic du Midi d’un côté et le Pic d’Aneto et la vallée d’Aure de l’autre.
Après quelques minutes il fallait songer à rentrer. Il faisait un peu frais, j’ai remis mon K-way et me suis élancé dans la descente. En cette 2e partie d’après midi, le vent s’est levé et à partir de Payolle et sur tout le retour dans la vallée et la plaine je l’aurais eu un peu de face, mais bon je ne vais pas me plaindre, je ne l’ai pas eu à l’aller c’est déjà ça. J’ai roulé à bloc sur le retour pour rentrer assez tôt. J’ai fini avec un gros mal de jambes mais avec une grande satisfaction d’avoir pu profiter de cette demie journée pour m’oxygéner et me déconnecter, plus que lors de la dernière sortie à la Hourquette d’Ancizan.
En plus un enchainement col du Tourmalet et col d’Aspin, ça ne se refuse pas surtout en cette période où je ne pédale pas beaucoup.
Pour cette sortie ça fait 120 km et 2600m de D+ avec ma 25e ascension du col du Tourmalet !
(8 commentaires)
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Pas encore de neige en altitude ? (comme il a déjà neigé dans les Alpes vers l’Iseran)
toujours aussi jolis ces paysages d’automne
je n’ai pas pu en profiter ce week-end: brouillard épais et froid un peu partout :-/
un peu fainéant le Géant : il se fait monter et descendre, son col du Tourmalet ne sera pas validé par les Cent Cols ^ ^
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Salut Alex,
Depuis 3 semaines il neige de temps en temps sur le Pic du Midi (2877m) mais le froid ne reste jamais plus de 2 jours d’affilé en ce moment, du coup ça refond très vite. Mais plusieurs fois je me suis levé le matin et les sommets étaient enneigés jusqu’à 2500m. Le Montaigu (2337m) lui, n’a pas encore eu de neige cette saison. Mais c’est vrai que le matin le froid ne donne pas autant envie d’aller pédaler…
Ahahaha ouais le Géant, j’étais content de le grimper le jour de sa descente. C’est un peu le hasard. Le gars de la DDE m’a dit qu’ils l’enlèvent dans la première quinzaine d’octobre mais il n’y a pas de date fixe pour la descente.
Salut Idris
Superbe sortie encore une fois ,avec une belle météo
je trouve bizarre que tu n’ai pas croiser plus de cycliste , ah la la les gens ne savent pas la chance qu’il ont d’habiter au pied des montagnes ….
ils ont descendu le géant de Tourmalet , rien que pour toi , ils pourraient mettre un Idris géant au sommet d’Aspin ,lol , …
A+ Tourm-asp man
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Salut Laurent 🙂
Ouais j’ai croisé très peu de cyclistes, j’en ai vu un derrière moi pendant que je grimpais le Tourmalet puis au sommet y en avaient 3. Au moment où j’ai attaqué la descente j’en ai croisé 3, puis 1 ou 2 pendant la descente. Et dans l’Aspin j’en ai pas vu plus de 2 ou 3.
C’est vrai que cette année je suis souvent allé au col d’Aspin et au Tourmalet mais ils étaient souvent dans enchainements différents, plus comme des cols de passages, ça a permis de faire des sorties sympas 🙂
A la prochaine !! 🙂
Super sortie… surtout à cette période de l’année ! La classe de la classe !!! Ca fait envie. Supers couleurs sur l’Aspin. Ahhh que ça me rappelle les vacances !
Pouvoir enchainer Tourmalet et Aspin en 120km depuis la maison, toi t’as bien choisi où tu habites 🙂
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Salut Baptiste 🙂
Merci pour ton message 🙂
Ouais je ne vais pas me plaindre d’habiter ici !! Et pour te donner encore plus envie, quand j’étais petit on habitait à Campan à 5 km des pieds des cols. Dommage que j’étais tout petit je n’ai pas pu en profiter pour aller grimper en haut. Mais le week end quand il faisait beau, je faisais du vélo à Payolle 🙂
Mais tu n’es pas mal loti non plus 😀
J’ai vu ta dernière sortie au Léman, pas de bol pour la fringale mais sacrée sortie quand même parce que t’es pas loin des 30 !!!
Salut Idris,
Jolie sortie, toujours aussi agréable de lire tes aventures.
J’aime surtout que tu mettes en avant le plaisir de se déplacer dans des endroits magnifiques.
C’est tout de même moins courant que la quête du obsessionnelle du matériel ou de la performance.
Une question quand même, tu savais que le géant allait être retirer ce jour-là, non?
Le panneau plein d’autocollants est retirer aussi pour l’hiver?
J’y suis passé cette semaine et il n’y était plus!?
A voir, la vidéo sur le site de l’Ina de l’ascension par Raymond POULIDOR en 1967.
« Même ceux qui te crient « fainéant » ça t’encourage » !! 🙂
Bonne continuation et au plaisir de te lire
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Salut Stef,
Merci pour ton message, ça fait plaisir 🙂
Pour le Géant c’est le hasard total qu’ils l’enlevaient ce jour là, ce n’est pas une date fixe pour l’enlèvement. J’y suis arrivé juste à temps 😀
Pour le panneau, je me souviens qu’en 2009 je l’avais grimpé fin octobre et le panneau n’y était pas. ça ne m’étonne pas ce que tu dis. Je ne suis pas sûr mais je pense qu’il est retiré car des pistes de ski passent par là et même si il est contre le mur il pourrait s’avérer être dangereux.
J’espère remonter le Tourmalet encore une fois cette année.
Ah oui cette video je l’ai vu, elle est top 😀
Merci à toi, à la prochaine !! 🙂
[…] où Eugène Christophe a cassé sa fourche, n’est plus là, elle avait été récupérée en même temps que le Géant en octobre pour l’hiver. La suite au soleil face aux sommets a été appréciable malgré la pente. La tranquillité […]
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